Je vous dirai ma vie dans son nu le plus blême
Dans les matins pâlis ou plus rien me protège
Je vous dirai mes cris jusqu'aux plus imbéciles
Je vous livrerai tout jusqu'au bout de mes cils
Tous mes gestes, promis, tout ce que je pense
De mes coups de colère à mes coups de romance
En toute complaisance, en toute impudeur
Compte rendu fidèle de toutes mes heures
J'avouerai tous les trucs interdits, les méthodes
Je vous dirai les clés, vous livrerai les codes
Les secrets inconnus à lire entre les lignes
Les talismans perdus, les chiffres et les signes
Mes arrière-pensées avec inconscience
Mes goûts et mes dégoûts et tous mes coups de chance
Même sans intérêt, même un peu faciles
Mes fantasmes enterrés, mes idées les plus viles
Mais je ne vous parlerai pas d'elle
Je ne vous parlerai pas d'elle
Elle est à côté de moi quand je me réveille
Elle a sûrement un contrat avec mon sommeil
Je ne vous parlerai pas d'elle
Elle est mon sol, elle est mon Ciel
Elle est là même où mes pas ne me guident pas
Elle réinvente la Vie là où elle n'y est pas
Elle est plus que ma vie elle est bien mieux que moi
Elle est ce qui me reste quand je fais plus le poids
Je ne vous parlerai pas d'elle
mardi 28 août 2007
lundi 27 août 2007
Out on your corner in the pouring rain
I don't mind spending everyday
Out on your corner in the pouring rain
Look for the girl with the broken smile
Ask her if she wants to stay awhile
And she will be loved
She will be loved
Tap on my window knock on my door
I want to make you feel beautiful
I know I tend to get so insecure
It doesn't matter anymore
It's not always rainbows and butterflies
It's compromise that moves us along, yeah
My heart is full and my door's always open
You can come anytime you want
-----
"Sans toi, je ne pourrais plus vivre"
Combien de fois se l'est-on dit ? Combien de fois l'avez-vous dit ? Les yeux dans les yeux et la main sur le coeur. Avec autant de vérité sincère qu'il est possible d'en avoir. Avec la certitude que si l'on perd l'autre, si l'on en est éloigné définitivement, on finira par en mourir de chagrin et de solitude.
Pourtant, lorsque cela se produit, on ne meurt pas. On finit même par vivre avec son chagrin, avec sa solitude, comme si elles faisaient désormais partie de nous, de notre quotidien. Et parfois, on se surprend à rire et on s'en veut. On se demande si en riant, si en éprouvant un peu de joie, on trahit l'autre, on reconnaît avoir menti "ce jour-là".
Et puis, plus le temps passe, plus les jours s'égrènent, plus on comprend ce que cela signifie. Simplement qu'une partie de soi est morte ou encore agonisante. Celle qui reste est une sorte de papillon sorti à la hâte de sa chrysalide. Un peu incomplet, perdu et sans réel but, mais toujours vivant.
La plupart du temps, le seul but de ce papillon consiste à être à nouveau une entité de valeur, qui pourrait à nouveau souffrir et se perdre. Un être qui pourrait dire à un autre papillon que sans lui il mourrait en tant que tel et donnerait naissance à un autre être incomplet. Encore un.
Mais parfois, le papillon récemment libéré de son cocon refuse de reproduire ce schéma. Peut-être parce que son ancienne enveloppe n'est pas tout à fait morte. Peut-être parce que sa Mémoire a survécu à la chrysalide. Peut-être parce qu'il n'en a pas besoin.
Ou peut-être parce qu'il sait que, quelque part, un autre papillon inachevé et récemment libéré de son cocon vole, sourit, rit, puis se pose et ferme doucement ses ailes aux côtés d'une goutte de rosée.
Pourtant, lorsque cela se produit, on ne meurt pas. On finit même par vivre avec son chagrin, avec sa solitude, comme si elles faisaient désormais partie de nous, de notre quotidien. Et parfois, on se surprend à rire et on s'en veut. On se demande si en riant, si en éprouvant un peu de joie, on trahit l'autre, on reconnaît avoir menti "ce jour-là".
Et puis, plus le temps passe, plus les jours s'égrènent, plus on comprend ce que cela signifie. Simplement qu'une partie de soi est morte ou encore agonisante. Celle qui reste est une sorte de papillon sorti à la hâte de sa chrysalide. Un peu incomplet, perdu et sans réel but, mais toujours vivant.
La plupart du temps, le seul but de ce papillon consiste à être à nouveau une entité de valeur, qui pourrait à nouveau souffrir et se perdre. Un être qui pourrait dire à un autre papillon que sans lui il mourrait en tant que tel et donnerait naissance à un autre être incomplet. Encore un.
Mais parfois, le papillon récemment libéré de son cocon refuse de reproduire ce schéma. Peut-être parce que son ancienne enveloppe n'est pas tout à fait morte. Peut-être parce que sa Mémoire a survécu à la chrysalide. Peut-être parce qu'il n'en a pas besoin.
Ou peut-être parce qu'il sait que, quelque part, un autre papillon inachevé et récemment libéré de son cocon vole, sourit, rit, puis se pose et ferme doucement ses ailes aux côtés d'une goutte de rosée.
jeudi 19 juillet 2007
Royo, l'excellence esthétique
Je ne pouvais pas vraiment continuer ce blog sans parler au moins une fois de l'oeuvre de Luis Royo. Celui-ci est déjà largement connu car ses dessins fantasy font figure de référence, mais ce serait un manque cruel de respect que de ne pas l'évoquer, tant son oeuvre me fascine et m'a marqué. En voici quelques extraits, parmi mes préférés.
Pour plus d'informations sur cet artiste, référez-vous à son site web: http://www.luiroyo.com
mercredi 18 juillet 2007
Ces choses qui font froid dans le dos
Il y a vingt ans d'ici, lorsqu'on parlait de la Chine, immédiatement venaient à l'esprit d'immense rizières où des paysans coiffés d'un chapeau pointu travaillaient consciencieusement, le tout dans un paysage idyllique et varié. On se disait: ces gens là ne doivent pas gagner lourd, la vie doit être dure et certains jours, ils ont peut-être du mal de trouver de quoi se nourrir, mais au moins, ils vivent dans un environnement sain, dans le respect de leurs traditions.C'est certainement stéréotypé à fond les manettes, mea culpa, mais c'était un peu ma vision des choses. Jusqu'à il y a quelques semaines. 

En effet, j'ai lu dans un magazine un reportage sur la société chinoise et la course à l'industrialisation qui se déroule actuellement. Les villes champignons où les manufactures et industries voient le jour par centaines quotidiennement et où des dizaines de milliers de travailleurs affluent des campagnes avoisinnantes.
Le principe est simple: les villes chinoises défrichent à tout va et vendent de grandes quantités de terrain à de petits entrepreneurs en quête de fortune. L'activité économique connait un boum sur quelques mois. La ville accueille alors des milliers de nouveaux citoyens à la recherche de travail et donc, récolte davantage d'impôt. Jusqu'à ce que les prix grimpent trop et que ce manège recommence dans une ville un peu plus loin.
Pourquoi ca me fait froid dans le dos ? me demandera-t-on. Cela se passe à des milliers et des milliers de kilomètres d'ici.
En fait, j'ai mal de voir toutes ces personnes qui se détournent de la terre, qui viennent par millions s'entasser dans des appartements de 20 mètres carrés, pour obtenir un salaire fixe, davantage de sécurité. Une fourmilière, une vraie fourmilière où chaque individu vit pour un travail qui le fait vivre.
C'est facile pour moi de dire cela, moi qui vis dans un pays occidental où l'industrialisation garde quand même des limites que la Chine ne semble pas vouloir placer. Je n'ai jamais eu faim de toute ma vie, je n'ai jamais eu cette pression qui menaçait ma famille, l'espoir d'un jour meilleur dans une grande ville où l'argent parviendrait plus facilement jusqu'à moi.
Mais tout de même. Aujourd'hui je me dis que je serais prêt à vivre moins confortablement, avec moins de diversité et de luxe alimentaire, si je pouvais m'éloigner davantage des villes, des bureaux, de l'informatique et du reste. Quel bonheur que de pouvoir vivre de sa propre production. Subvenir à ses besoins sans pour autant être aisé, à l'écart de l'agitation, loin des patrons et du train-train. Sans internet, lecteurs dvd, home cinema et autres. Pourquoi pas une vie au grand air, avec de vraies valeurs, de vraies envies et de vraies sensations. Une vie en solitaire ou presque... une vie en clan. Pour moi, cette vie-là est la seule qui vaudrait la peine d'être vécue.
mardi 17 juillet 2007
Chercher sa Foi
Près de deux mois que je n'ai rien écrit. C'est qu'il s'en est passé des choses depuis... et pas de bonnes. Imaginez une personne dont vous êtes proche. La personne avec qui vous avez été le plus proche de toute votre vie, et de loin. La personne que vous Aimez, pour qui vous donneriez tout, à qui vous racontiez tout, chaque jour, chaque détail, chaque chose dont vous étiez un peu fier parce que rien ne vaut son regard plein de lumière.Imaginez que du jour au lendemain: plus rien. Elle n'est plus là. Non pas qu'elle ne pense plus à moi ou qu'elle s'en soit allée ailleurs, sous d'autres cieux. Non, c'est juste que la vie a fait qu'elle n'est plus là, désormais trop loin pour être vraiment proche de moi. Et aussi parce que la vie a fait qu'elle ne peut pas être proche de moi. Et la souffrance d'être désormais éloignée l'empêche de me parler. C'est Elle, je le sais et je ne peux pas lui en vouloir. Il y a d'un côté moi qui souffre de son éloignement, et de l'autre, Elle qui s'éloigne car elle souffre.
Et toutes ces choses que je voudrais lui dire, tous ces détails de ma vie que je voudrais partager, raconter, je les enfuis désormais en moi, je les laisse couler car personne d'autre ne pourra les recueillir.
Chaque jour, j'essaie de respecter sa douleur, ses choix, j'essaie de ne pas me précipiter vers elle, de ne pas lui faire plus mal encore. Alors je me fais mal à moi en restant loin d'elle. Et je regarde le temps passer en me disant qu'un jour, tout sera différent. Est-ce que je me crois ? J'en sais rien...
vendredi 25 mai 2007
Flots d'images
Vous arrive-t-il parfois, lorsque vous fermez les yeux, de voir défiler devant ceux-ci tout un flot d'images semblant surgir de nulle part ? Je ne parle pas d'images-souvenirs récoltées tout au long de la journées ou des jours précédents, mais bien d'images ou de petits "films" qui n'évoquent rien de particulier pour moi. Leur netteté ou même leur existence varie d'un jour à l'autre. Certains soirs, lorsque je me couche dans le noir, l'écran reste sombre et je plonge rapidement dans un profond sommeil. Par contre, parfois, et j'aime chercher ces images au fond de moi, l'écran s'allume et un enchaînement visuel se produit devant mes yeux. Des visages inconnus, des symboles, des objets banals, des lieux tout aussi inconnus, parfois une sensation de plongeon, le tout apparaissant et disparaissant aussi vite.
Je me dis alors que c'est mon esprit qui crée tout cela, mais suivant quel schéma ? Où puise-t-il toutes ces choses ? Quoi qu'il en soit, j'ai toujours trouvé cela agréable... C'est un peu comme, lorsqu'il y a beaucoup de lumière, quand on ferme les yeux, on peut apercevoir des milliers de petites particules éphémères zigzaguer à toute vitesse devant soi, comme de petites étincelles qui meurent en une fraction de seconde. J'en ai déjà parlé à plusieurs personnes et certaines connaissent ce phénomène. Elle m'a d'ailleurs demandé un jour "et si c'était vraiment quelque chose ? Si c'était la vie, la force de la vie, son énergie ?". Pourquoi pas ? Ce serait vraiment magique...
Je me dis alors que c'est mon esprit qui crée tout cela, mais suivant quel schéma ? Où puise-t-il toutes ces choses ? Quoi qu'il en soit, j'ai toujours trouvé cela agréable... C'est un peu comme, lorsqu'il y a beaucoup de lumière, quand on ferme les yeux, on peut apercevoir des milliers de petites particules éphémères zigzaguer à toute vitesse devant soi, comme de petites étincelles qui meurent en une fraction de seconde. J'en ai déjà parlé à plusieurs personnes et certaines connaissent ce phénomène. Elle m'a d'ailleurs demandé un jour "et si c'était vraiment quelque chose ? Si c'était la vie, la force de la vie, son énergie ?". Pourquoi pas ? Ce serait vraiment magique...
vendredi 11 mai 2007
Chérir le passé, est-ce forcément renier le futur ?
Il est des souvenirs partagés avec une personne extraordinaire qui me reviennent lorsque je ferme les yeux. Où que je sois, quoi que je fasse, il ne se passe pas une heure sans qu'une image, une pensée tendre ne me saisisse le coeur et l'enserre d'une douceur incomparable. Ils ne remontent qu'à un ou deux ans, et pourtant ils pourraient s'être déroulés il y a 30 ans, je sais que cette sensation serait identique. J'ai même tendance à croire qu'elle s'accentue avec les semaines et les mois qui passent.
Avez-vous déjà connu cela ? Ce sentiment de perfection, d'avoir atteint une fois dans votre vie un état de grâce tel que rien d'autre n'a pu et ne pourra surpasser ces moments-là. Cette sensation d'avoir côtoyé un Ange, d'avoir entrevu le paradis. Et aujourd'hui, je sais au fond de moi que même si j'aurai à l'avenir encore de nombreux moments de joie, aucun n'égalera, même de loin, ce que j'ai ressenti. Ni l'amitié, ni l'amour physique, ni l'amour, ni ces évènements censés être les plus beaux jours de votre vie, la paternité, le mariage, rien n'a égalé et n'égalera cela.
Aujourd'hui, les relations que j'entretiens avec cette personne extraordinaire ont changé. La vie a fait cela et quelque part, nous l'avons laissé faire. J'ignore si un retour aux sources est possible et en tout cas, en l'état actuel, je ne le crois pas, même si j'entretiens toujours cette flamme d'espoir au fond de moi. Mais pour l'heure, ce que je vis auprès d'elle depuis près d'un an est l'ombre du paradis. Les mêmes sentiments, mais masqués par une sorte de mélange de peur, de bienséance, d'altruisme, de sacrifice et de raison. J'ai tout tenté pour essayer d'effacer ce que la vie a créé comme obstacles, mais je n'y suis pas parvenu. Mais aujourd'hui, je sais que j'ai mal de vivre ces sentiments voilés par tant de masques, et je me réfugie dans le passé, ce qui m'éloigne encore plus de ma personne extraordinaire qui, elle, pense ou pensera que je ne l'accepte plus telle qu'elle est aujourd'hui.
Ma pensée à moi c'est qu'accepter cela, c'est accepter tous ces masques, accepter de dire que c'est juste et qu'on a raison de voiler le paradis. Et je ne peux pas m'y résoudre...
Avez-vous déjà connu cela ? Ce sentiment de perfection, d'avoir atteint une fois dans votre vie un état de grâce tel que rien d'autre n'a pu et ne pourra surpasser ces moments-là. Cette sensation d'avoir côtoyé un Ange, d'avoir entrevu le paradis. Et aujourd'hui, je sais au fond de moi que même si j'aurai à l'avenir encore de nombreux moments de joie, aucun n'égalera, même de loin, ce que j'ai ressenti. Ni l'amitié, ni l'amour physique, ni l'amour, ni ces évènements censés être les plus beaux jours de votre vie, la paternité, le mariage, rien n'a égalé et n'égalera cela.
Aujourd'hui, les relations que j'entretiens avec cette personne extraordinaire ont changé. La vie a fait cela et quelque part, nous l'avons laissé faire. J'ignore si un retour aux sources est possible et en tout cas, en l'état actuel, je ne le crois pas, même si j'entretiens toujours cette flamme d'espoir au fond de moi. Mais pour l'heure, ce que je vis auprès d'elle depuis près d'un an est l'ombre du paradis. Les mêmes sentiments, mais masqués par une sorte de mélange de peur, de bienséance, d'altruisme, de sacrifice et de raison. J'ai tout tenté pour essayer d'effacer ce que la vie a créé comme obstacles, mais je n'y suis pas parvenu. Mais aujourd'hui, je sais que j'ai mal de vivre ces sentiments voilés par tant de masques, et je me réfugie dans le passé, ce qui m'éloigne encore plus de ma personne extraordinaire qui, elle, pense ou pensera que je ne l'accepte plus telle qu'elle est aujourd'hui.
Ma pensée à moi c'est qu'accepter cela, c'est accepter tous ces masques, accepter de dire que c'est juste et qu'on a raison de voiler le paradis. Et je ne peux pas m'y résoudre...
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